Classe citoyenneté-défense 3è

Les élèves de la classe Citoyenneté défense sur les pas de la Résistance à Lyon...

Par admin Guimet, publié le lundi 5 janvier 2026 18:15 - Mis à jour le lundi 5 janvier 2026 18:15

Vendredi, avec la classe Citoyenneté défense, nous avons fait une sortie à Lyon pour découvrir pourquoi cette ville a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale, surtout pour les résistants.

Le matin, nous avons visité la prison de Montluc avec une guide. Elle nous a expliqué que la prison a ouvert pour la première fois en 1921. À son origine, c’était une prison militaire où les peines étaient courtes, souvent moins de deux ans.

Pendant l’occupation de l’Allemagne nazie, la prison est devenue une prison allemande gérée par la Gestapo. Plus de 1300 personnes y ont été enfermées en 1944 : des résistants, des juifs, des otages. Les conditions de vie étaient terribles : il fallait vivre dans une cellule de 4 m², sans eau, sans chauffage, ni toilettes, avec 8 à 10 personnes en fermées en permanence, jour et nuit. La prison était sale, infestée de poux, de rats et de maladies, la nourriture était insuffisante. En 1944, les lits ont même été retirés pour éviter les évasions.

La guide nous a raconté l’évasion d’André Devigny, un résistant et militaire français. En 1943, il a réussi à s’échapper de la prison de Montluc malgré la surveillance allemande. Elle nous a montré le parcours qu’il a suivi pour sortir de la prison, en passant sur les toits puis dans le chemin de ronde.

La prison a été libérée par la Résistance locale le 24 août 1944, avant la libération de la ville de Lyon, pour éviter que les prisonniers ne soient abattus. La prison a continué de fonctionner après la guerre et a finalement fermé en 2009. Depuis, elle est devenue un lieu de mémoire national ouvert au public pour transmettre l’histoire et honorer la mémoire des victimes.

À midi, nous avons mangé dans un parc très beau, sous le soleil. C’était un moment agréable et reposant après la visite intense de la prison.

L’après-midi, un guide du CHRD nous a raconté comment les résistants se cachaient à Lyon. Ils utilisaient les traboules, des passages entre les immeubles pour circuler discrètement, comme le font les habitants de Lyon. Ils diffusaient des tracts, des journaux clandestins et faisaient des graffitis pour dénoncer le régime nazi. Ils se faisaient passer pour des Lyonnais ordinaires en prenant les transports en commun. On a beaucoup parlé de Jean Moulin, un grand résistant qui travaillait à Lyon pour unir la Résistance française. Pour ne pas se faire repérer et arrêter, il se comportait comme un Lyonnais normal : il utilisait les traboules, les transports en commun, se mêlait à la population. Mais il a été arrêté en 1943 puis torturé par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie. Malgré les souffrances, Jean Moulin n’a jamais parlé ni trahi ses camarades. Il est devenu un symbole de courage et de l’unité de la Résistance.

Nous avons aussi vu plusieurs plaques avec des noms de victimes gravés pour leur rendre hommage, par exemple la plaque de la rue Sainte-Catherine avec le nom des juifs assassinés. Les plaques permettent de ne pas oublier les victimes et de transmettre leur mémoire.

Cette journée m’a beaucoup appris. J’ai compris que Lyon était un centre important de la Résistance et que les résistants prenaient de grands risques. J’ai aussi découvert les conditions de vie très dures de la prison de Montluc et l’importance de conserver la mémoire de ces événements. J’ai adoré découvrir une partie de l’histoire cette ville.


 

Firouz


 


 

Nous sommes allés à Lyon visiter des lieux de mémoire en lien avec la Seconde Guerre mondiale.

Le matin, nous avons visité la prison de Montluc qui a ouvert en 1921 : c’était une prison militaire. Quand la Gestapo arrive à Lyon pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est transformée en prison pour enfermer les opposants politiques, les juifs en attendant de les déporter, les résistants, les otages. Les personnes enfermées dans cette prison vivaient dans des conditions épouvantables, elles étaient entassées à 10 ou plus dans des cellules de 4 m². Elles ne pouvaient pratiquement jamais se laver, ce qui facilite l’expansion des épidémies. Certains prisonniers subissaient de violents interrogatoires de la part de Klaus Barbie, qui était un officier SS. Il était tellement violent qu’il a été surnommé le « boucher de Lyon ». La prison est libérée le 24 août 1944 grâce à la Résistance locale.

L’après-midi, nous avons découvert que Lyon était la capitale de la Résistance pour plusieurs raisons : Lyon était proche de la Suisse qui était neutre, c’est une grande ville donc les résistants pouvaient se fondre facilement dans la masse de la population, c’est la capitale de l’imprimerie où on pouvait relativement facilement imprimer des tracts et journaux clandestins, c’est un carrefour ferroviaire qui permet de se déplacer facilement vers tous les endroits de France, il y a beaucoup de transports en commun ce qui permet de semer plus facilement des poursuivants.


 

Nawel