Classe citoyenneté-défense 3è

La classe Citoyenneté défense assiste à des audiences au tribunal correctionnel de Bonneville.

Par admin Guimet, publié le vendredi 27 mars 2026 08:59 - Mis à jour le vendredi 27 mars 2026 08:59

Lundi 16 mars, nous sommes allés au tribunal de Bonneville observer des audiences. Lorsque nous sommes arrivés, il fallait passer dans une machine comme à l’aéroport pour vérifier si nous n’avions pas d’objets dangereux sur nous. Nous sommes rentrés dans la salle des jugements où il y avait des chaises et des bancs. Les juges sont entrés, les avocats étaient présents. Les personnes étaient accusées d’agressions sexuelles ou d’infractions pour la non conformité de leur véhicule ou pour le port d’un couteau. J’ai été choquée par les gestes des hommes qui étaient sans-gêne vis-à-vis des femmes qui avaient subi leurs gestes inappropriés.


 

Federica


 

Lundi, dans le cadre de la classe Citoyenneté défense, nous avons assisté à plusieurs audiences à plusieurs audiences au tribunal judiciaire de Bonneville. Dès notre arrivée, nous avons été installés au fond de la salle, dans le silence, ce qui donnait une ambiance très sérieuse. Avant le début des affaires, des personnes ont prêté serment devant les magistrates, un moment qui a été salué par le procureur de la République.

Au total, cinq procès se sont enchainés, chacun durant environ trente à quarante minutes. Le premier dossier, particulièrement marquant, portait sur une agression sexuelle commise par un homme envers sa collègue de travail. L’affaire était difficile à entendre, d’autant plus que l’accusé tentait de justifier ses actes par l’alcool consommé lors de cette soirée entre collègues. Malgré cette défense, il restait pleinement responsable de ses actes. Ce qui m’a le plus touchée, c’est le témoignage de la victime qui expliquait vivre désormais dans la peur, se méfier de ses collègues masculins et subir un profond traumatisme psychologique. L’avocate de la victime a présenté une argumentation solide, soulignant la mauvaise foi de l’agresseur et l’impact durable de l’acte sur la vie de la plaignante. Le procureur a requis six mois d’emprisonnement avec sursis et mille euros d’amende. L’homme a été reconnu coupable et condamné à mille euros d’amende, trois ans d’inéligibilité et mille cinq cents euros d’amende pour préjudice moral et indemnisation.

Un autre dossier également lié à des attouchements sexuels concernait un homme qui entretenait une relation amicale avec sa collègue mais éprouvait des sentiments non réciproques. Sous l’effet de l’alcool et des stupéfiants (qui sont un facteur aggravant pour la justice), il a commis des gestes déplacés qu’il reconnaissait et qualifiait lui-même d’impardonnables. La victime a expliqué que cet événement avait profondément marqué sa vie personnelle, au point que son fiancé ne peut plus la toucher sans son accord explicite. Là encore, l’alcool apparaissait comme un élément déclencheur mais jamais comme une raison valable.

À la fin des audiences, nous avons eu l’occasion d’échanger avec le procureur de la République qui a répondu à nos questions avec beaucoup de clarté. Il nous a expliqué la différence entre la justice civile où les parents sont responsables de leurs enfants mineurs et la justice pénale où chacun répond de ses propres actes. Cet échange a mieux permis de comprendre les mécanismes de la justice et le rôle essentiel de ceux qui y travaillent.

Cette visite au tribunal m’a beaucoup appris. Elle m’a permis de comprendre concrètement comment se déroule un procès, d’observer la rigueur du travail judiciaire et de mesurer l’importance des décisions rendues sur la vie des personnes. Au-delà de la découverte institutionnelle, les affaires auxquelles nous avons assisté m’ont sensibilisée à la gravité de certains actes et leurs conséquences profondes sur les victimes. Cette expérience restera marquante et enrichissante.


 

Firouz


 

Lundi 16 mars, ma classe et moi avons pu assister à des audiences au Tribunal correctionnel. Nous avons assisté à 5 procès dont deux pour agression sexuelle, un pour l’invalidité de macaron sur une voiture, un pour détournement de véhicule et un autre pour avoir porté un couteau avec des résidus de cannabis.

Sur le devant de la salle se trouvaient les magistrats et le procureur de la République. Les magistrats restent assis lorsqu’ils parlent alors que le procureur doit se lever. Face à eux, il y avait d’un côté les accusés et l’autre les victimes. Puis, au milieu des deux parties, il y a la barre où venaient parler les accusés et les victimes, ainsi que les avocats. Pour finir, au fond de la pièce, il y a des bancs pour le public.

Lors des procès, l’accusé n’est pas obligé de prendre un avocat comme pour celui du premier procès. Il n’est pas non plus obligé de faire acte de présence comme pour le troisième et le quatrième procès. Après avoir lu et exposé les faits, la magistrate laisse la parole à l’accusé à la barre, puis à la victime et son avocat. Le procureur de la République s’exprime. Puis le rendu des sanctions est donné après une courte pause à la fin des audiences.

Mon avis : j’ai trouvé cette matinée très intéressante, observer de véritables audiences dans la vraie vie avec des personnes ordinaires. Lors de certains procès, on pouvait ressentir la sévérité de la magistrate, ce qui était amusant pour nous, surtout pendant le premier procès. Cependant, quand les accusés n’étaient pas là, la magistrate lisait seulement ses feuilles, ce qui était un peu soporifique. Le dernier procès était triste : le témoignage de la victime m’a touché. J’ai aussi apprécié l’implication du procureur qui a pris le temps d’écouter nos questions et de nous répondre.


 

Isra