Actualités pédagogiques

A la découverte de l’aménagement touristique des stations de ski dans les Alpes françaises (Classe Citoyenneté défense et 3e3)

Par LAURE GALLICE, publié le mercredi 11 mars 2026 13:21 - Mis à jour le mercredi 11 mars 2026 13:21

Vendredi 6 mars, Corentin Hudry est intervenu au collège pour nous présenter l’aménagement touristique des stations de ski dans les Alpes françaises. Il nous a d’abord fait réaliser une tâche cartographique pour repérer les Alpes, puis entourer la Tarentaise et finalement colorier la vallée de Belleville. Il nous a expliqué les mots techniques des stations, par exemple : le domaine skiable relie plusieurs pistes de ski par des remontées mécaniques, la grenouillère est l’espace plat au pied des pistes servant de rassemblement des skieurs face au front de neige qui regroupe des boutiques et des logements, permettant le « ski au pied ». Ensuite, il nous a fait découvrir l’histoire des stations qui sont classées selon 4 générations : la première partant de villages existants alors que les suivantes s’installent en altitude dans des lieux où il n’y avait rien. La troisième génération a eu tendance à construire de gros immeubles pas toujours jolis alors que la quatrième souhaite revenir à des chalets plus intégrés dans le paysage.


 

Esmeralda


 

Cet après-midi, notre intervenant, professeur d’histoire géographie et moniteur de ski, nous a parlé de l’aménagement touristique des stations de ski des Alpes françaises. Il a notamment évoqué le rôle de personnalités, qu’il a nommé des acteurs du territoire, qui ont eu un rôle crucial dans le développement des stations : le maire, les ingénieurs, les architectes. Il a également souligné l’importance de la promotion, mise en avant par des sportifs comme les sœurs Marielle et Christine Goitschell pour Val Thorens.

Pour compléter son intervention, il nous a distribué un exercice cartographie, un exercice de vocabulaire où nous devions relier chaque mot à la bonne définition, un exercice d’association d’image de station de ski à la génération dont elle dépend, ainsi qu’un tableau à compléter. C’était très amusant.

J’ai trouvé cette intervention très intéressante car elle m’a permis de mieux comprendre l’histoire et la géographie des stations de ski des Alpes. J’ai pu découvrir le rôle des personnalités politiques et des champions de ski dans le développement des stations. Nous avons aussi réfléchi à l’impact des stations de ski sur l’environnement et au fait qu’il y ait de moins en moins de neige. C’était une belle expérience.


 

Jannat


 


 

Vendredi 6 mars, un professeur d’Histoire Géographie est venu nous présenter l’histoire et l’aménagement des stations de ski dans les Alpes françaises. En prenant l’exemple de la vallée des Belleville en Savoie, il a montré comment ces espaces ont été aménagés pour accueillir le tourisme hivernal. Il a expliqué le rôle du domaine skiable, qui relie les pistes grâce aux remontées mécaniques ainsi que l’importance économique du front de neige organisé en arc-de-cercle et de la grenouillère, un espace plat utilisé par les débutants. Aux Ménuires, première station construite dans la vallée, l’architecture moderne des années 1960 domine alors qu’à Saint-Martin-de-Belleville, les aménagements reprennent un style plus traditionnel avec des chalets.

Le professeur a ensuite présenté les 4 générations de stations : la première (1920-1930) utilise des villages déjà existants, les pistes de ski sont éloignées des logements, comme c’est le cas à Megève. La deuxième (1940-1950) marque la création des stations ex-nihilo avec les premiers aménagements « ski au pied », comme aux Deux-Alpes. La troisième génération (1960-1970) développe les grandes stations intégrées avec des immeubles modernes gigantesques et des domaines skiables très étendus comme Tignes, Les Ménuires et Val Thorens. La quatrième génération (1980-1990) revient à une architecture plus traditionnelle et mieux intégrée au paysage comme à Saint-Martin-de-Belleville et Valfréjus.

L’intervenant a aussi rappelé que plusieurs acteurs interviennent dans ces aménagements : l’État qui fixe les grandes lignes directrices et votent les lois comme le Plan Neige ou la loi Montagne ; les hommes politiques, ingénieurs et architectes qui conçoivent et réalisent les projets sur place ; les sportifs qui mettent en valeur les stations pour attirer le public.

Plusieurs enjeux actuels ont été mis en avant : les stations doivent gérer l’héritage des grands bâtiments construits dans les années 1960, souvent imposants et difficiles à intégrés dans le paysage, jugés désormais affreux mais qui sont quand même classés au patrimoine donc protégés, ce qui semble contradictoire. Elles doivent développer des espaces plus traditionnels et mieux adaptés à l’environnement montagnard. Elles dépendent aussi de la neige de culture créée par les canons à neige, ce qui pose des problèmes d’eau (créations de retenues collinaires qui peuvent être contestées) et environnementaux.

La place des Jeux Olympiques est également questionnée : les Alpes ont accueilli les premiers JO d’hiver en 1924 à Chamonix, puis les Jeux de Grenoble en 1928 et 1968 et ceux d’Albertville en 1992. Les JO ont permis de mieux aménager le territoire, en créant notamment de nouveaux axes de transport pour desservir les vallées et des aménagements sportifs. Les Alpes ont candidaté pour les JO de 2030 mais se posent plusieurs enjeux : une faible implication locale car les sites proposés sont répartis sur plusieurs départements et régions et le problème de la neige de culture.

J’ai appris et découvert de nouvelles informations grâce à cette intervention, notamment sur l’histoire et l’aménagement des stations de ski, sur les enjeux auxquels elles doivent faire face. Cela m’a permis de mieux comprendre ce qu’était un aménagement, comment il faut aménager le territoire et de constater que les aménagements doivent évoluer et se transformer avec le temps et les besoins des populations. Il est aussi essentiel que ces aménagements soient durables afin de protéger la montagne.


 

Firouz